Évangile du dimanche 6 mars 2016

  • Publication publiée :18 février 2016
  • Post category:ARCHIVES

Lc 15, 1-3. 11-32 "Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie" Le Père miséricordieux Pardonner, est-ce oublier l’offense ? Non ! Si Dieu nous a donné une bonne mémoire, comment oublier ? Pardonner, est-ce effacer la faute, faire comme si elle n’avait pas existé ? Alors, qu’est-ce que pardonner ? C’est dépasser l’offense. Seul l’amour en nous, plus grand que notre cœur peut nous faire faire ce dépassement d’amour, alors que la rancune est le cancer du cœur. Le par-don d’amour, ce nouveau don d’amour est un chemin sans fin de l’être humain que nous rappelle sans cesse le Notre Père. Un appel à incarner l’amour sans cesse davantage afin de devenir davantage fils de Dieu. Pardonner chrétiennement, ce n’est donc ni oublier, ni effacer, c’est dépasser en aimant sans cesse davantage, comme Dieu nous le dit sans cesse au fond du cœur : « tu sais bien que je t’aime » (Jn 21, 17), parce que je ne cesserai jamais de croire en toi, c’est-à-dire d’espérer en toi. Marguerite Ph. Hoppenot Pèlerinage aux sources

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Évangile du 28 février 2016

  • Publication publiée :11 février 2016
  • Post category:ARCHIVES

Lc 13, 1-9 A ce moment survinrent des gens qui lui rapportèrent l'affaire des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs sacrifices. Il leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens pour avoir subi un tel sort ? Non, je vous le dis, mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. « Et ces dix-huit personnes sur lesquelles est tombée la tour à Siloé, et qu'elle a tuées, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis, mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » Et il dit cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n'en trouva pas. Il dit alors au vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n'en trouve pas. Coupe-le. Pourquoi faut-il encore qu'il épuise la terre ? ” Mais l'autre lui répond : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche tout autour et que je mette du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas.” Appel à la conversion Le problème de la conversion chrétienne pourrait se poser de la façon suivante. Se convertir, est-ce seulement changer peu à peu sa mentalité ? Est-ce modifier progressivement sa manière d’agir en conformité avec une morale type ? Est-ce poser des actes de religion ? Est-ce pratiquer un culte rendu à un Dieu extérieur à l’homme et appelant hommage, sacrifice et soumission absolue ? Ou bien, se convertir, est-ce avoir reconnu Celui qui est la source de sa vie, le principe vivant et l’accomplissement de son être, et se laisser saisir par lui du dedans afin que, s’ouvrant peu à peu au mystère divin qui, en puissance, habite déjà tout homme, on retourne progressivement son cœur ? Retourner son cœur, c’est le décentrer de son « moi » - ce centre naturel hélas ! si puissamment attractif – pour l’orienter vers un « au-delà de soi » devenant son centre surnaturel. Ce retournement du cœur - qui nous ordonne à l’amour – secret de toute vie de société, introduit notre être dans une sorte de gravitation universelle,…

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C'est l'amour qui sauve

Je crois absolument que le salut par Jésus-Christ ne signifie pas que Jésus-Christ est venu sauver les hommes de la condamnation de son Père. Mais en leur révélant l'amour absolu, cette puissance créatrice de l'amour qui est Dieu déjà vivant en germe en tout homme créé à l'image de Dieu, Jésus-Christ est venu délivrer l'être humain de la captivité de son "moi égocentrique". Il est venu le sauver de l'enfer du non-amour qu'il risque de se préparer et lui révéler la voie de l'amour comme l'unique chemin du Royaume fraternel. C'est l'Amour, qui roule la pierre qui ferme nos tombeaux. Marguerite Ph. Hoppenot UN ÊTRE NOUVEAU POUR UN MONDE NOUVEAU  

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Évangile du 21 février 2016

  • Publication publiée :10 février 2016
  • Post category:ARCHIVES

Lc 9, 28-36 Or, environ huit jours après ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques et monta sur la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea et son vêtement devint d'une blancheur éclatante. Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui ; c'étaient Moïse et Elie ; apparus en gloire, ils parlaient de son départ qui allait s'accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient écrasés de sommeil ; mais, s'étant réveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui se tenaient avec lui. Or, comme ceux-ci se séparaient de Jésus, Pierre lui dit : « Maître, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie. » Il ne savait pas ce qu'il disait. Comme il parlait ainsi, survint une nuée qui les recouvrait. La crainte les saisit au moment où ils y pénétraient. Et il y eut une voix venant de la nuée ; elle disait : « Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai élu, écoutez-le ! » Au moment où la voix retentit, il n'y eut plus que Jésus seul. Les disciples gardèrent le silence et ils ne racontèrent à personne, en ce temps-là, rien de ce qu'ils avaient vu. Tous appelés à être transfigurés Jésus Christ est la révélation de Dieu accessible à l’homme, l’invisible offert à sa vue. Je dis bien « offert », car cette révélation est une proposition : celle d’un itinéraire intérieur passant au cœur même de notre propre vie et nous conduisant à la découverte de Dieu. Il s’agit d’une connaissance par approches successives, introduisant un jour à la « vue » enfin libérée de tout voile. Révélation plénière du Dieu Vivant ! […] Ce mouvement de la vie ne peut donc être vécu que par des êtres écartelés par leur fidélité à cette double relation d’amour dont le signe de croix est le symbole. Vivre jusqu’à l’ultime fin cette relation dans une fidélité rigoureuse à sa double appartenance, humaine et divine, telle fut la mission de Jésus-Christ, Révélation de Celui qui est la Vie. Tel est, à sa suite, le sens de toute vie chrétienne : faire se rejoindre le mystère de l’homme et le mystère de Dieu, progressivement, jusqu’à percevoir l’évidence de leur relation. Il est urgent que…

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Évangile du 14 février 2016

  • Publication publiée :8 février 2016
  • Post category:ARCHIVES

Lc 4, 1-13 Jésus, rempli d'Esprit Saint, revint du Jourdain et il était dans le désert, conduit par l'Esprit, pendant quarante jours, et il était tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et lorsque ce temps fut écoulé, il eut faim. Alors le diable lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme vivra. » Le diable le conduisit plus haut, lui fit voir en un instant tous les royaumes de la terre et lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir avec la gloire de ces royaumes, parce que c'est à moi qu'il a été remis et que je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu m'adores, tu l'auras tout entier. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et c'est à lui seul que tu rendras un culte. » Le diable le conduisit alors à Jérusalem ; il le plaça sur le faîte du temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi ordre à ses anges de te garder, et encore : ils te porteront sur leurs mains pour t'éviter de heurter du pied quelque pierre. » Jésus lui répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant alors épuisé toute tentation possible, le diable s'écarta de lui jusqu'au moment fixé. Jésus victorieux dans la tentation Tout ce qui est de la vie de Jésus Christ nous dit quelque chose et nous appelle à quelque chose. Ces trois tentations visent à la dissociation du divin et de l’humain, donc à tuer Jésus-Christ qui est pleinement Dieu et pleinement homme. Toutes les tentations du Malin visent à dissocier l’humain du divin, donc le Christ vivant. Nous allons transposer un peu : La première tentation de Jésus Christ : que lui dit le Malin ? Mais, donne à manger, fais du social, c’est tellement important de donner à manger aux hommes. Fais du social, fais de la politique ! Tu n’es pas une divinité, tu es un homme.…

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