Trois signes de la Pentecôte 

L’Évangile relate trois signes : le souffle, les langues de feu et le don des langues. Comment pouvons-nous voir cet événement pour nous-mêmes ? Alors le souffle : le souffle provient de l’ouverture des cœurs. Le souffle de l’Esprit, pas un souffle qui vient du dehors… un souffle qui vient du dedans, une espèce de courant qui s’établit entre les êtres et les fond en un… le souffle de l’Esprit d’amour et de communion. Les langues de feu : quand l’Évangile dit que des langues de feu se posèrent sur les apôtres, je pense que les langues de feu ne sont pas comme des petites décorations que Dieu place sur la tête des apôtres. Je pense que les langues de feu signifient le feu qui avait pris et qui ressortait. Il était le rayonnement de l’être, de l’être spirituel, de l’être-Christ dans les hommes. Transparence de Jésus-Christ qui se faisait voir. Et le don des langues : je ne pense pas que les apôtres se soient mis à parler chinois, anglais, français, allemand… peut-être. Le don des langues, pour moi, c’est que les apôtres étaient capables , à ce moment-là, de parler la seule langue qui se fasse comprendre par tout le monde : la langue de l’amour et le langage de la vie. Marguerite Hoppenot – Parce que l’impossible est possible - 1977

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L’Esprit, un courant d’amour, qui peu à peu fond les apôtres en « un »

Les apôtres se réunissent dans la chambre haute : ils se mettent d’abord en silence, les uns à côté des autres ; et voilà que l’Esprit, cette communication de l’Esprit entre Jésus-Christ et eux, fait que peu à peu ce que Jésus leur a dit à chacun éclaire leur vie. Ils le comprennent dans leur vie, en mots humains. Alors, la lumière se fait en eux et les pousse à partager. Voilà que commence un courant d’amour entre les apôtres qui les fond peu à peu en « un ». Ce partage multiplie les richesses et les lumières et les fond en un corps vivant multiple et un. Les apôtres, qui sont devenus chacun davantage fils par cette grande maturation qui s’est faite en eux, sont porteurs à ce moment là des grands projets de Dieu : c’est le monde et l’amour du monde qui les pousse dehors. Allez maintenant sortez, sortez dehors ! Allez deux à deux parce que si vous allez tout seul, vous n’allez pas pouvoir être ce foyer d’amour, ce courant d’amour au milieu des hommes, cette présence. Allez à deux, il faut que vous puissiez vivre le mystère de communion pour le propager au milieu des hommes. Marguerite Hoppenot – Parce que l’impossible est possible - 1977

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