En cette messe du 15 août, j’ai vécu un réel déchirement de tout mon être en constatant une fois de plus qu’on louait, chantait, proclamait dans une effervescence incroyable, mille choses glorieuses, sur Marie, hormis la seule lumière essentielle, celle qui, à elle seule, contient tout, celle d’être la porte enfin ouverte au Mystère d’incarnation du Dieu vivant dans le monde… le « oui » fondamental à l’Amour sans limites, l’ultime Révélation de Dieu aux hommes en Jésus-Christ, le mystère de la filiation divine introduite à la perfection en lui, et à prolonger par les hommes, à sa suite, et à leur mesure … l’homme nouveau, secret du Monde Nouveau promis.
Encore aujourd’hui, Marie n’était pas révélée comme celle ayant dit ce « oui » humain absolu à cette ultime Révélation de Dieu qu’attend désespérément le monde … ce « oui » à incarner l’amour à sa suite, et à notre mesure.
Elle était présentée comme une divinité supplémentaire, sujette à mille dévotions subsidiaires !
L’essentiel mystère, Annonciation, Visitation, Incarnation, révélé en Marie, est le secret du Royaume, du Monde Nouveau, issu de ces trois premiers mystères féminins de la vie de Jésus-Christ.
Marguerite Hoppenot – La main de Dieu tome IV – 15 août 1987