Dixième anniversaire de la renaissance de Sève au Québec

Marguerite Hoppenot, en octobre 1987, a rencontré quelques personnes à Ottawa, qui avaient été saisies, deux ans plus tôt, par ses réponses à Jacques Chancel durant l’interview, dans une émission de télévision.Au Canada, Marguerite a rencontré des jeunes, des évêques, et de nombreuses personnes. Beaucoup d'espoirs étaient nés, mais le feu s'est éteint en 1995... Cependant, Marguerite a semé un germe dans le cœur de Richard, qui avait rejoint une première équipe Sève au Québec en 1989. Ce germe a grandi et mûri, et c'est au premier trimestre de 2011, que renaissait Sève au Québec. La première rencontre eut lieu à Laval (en banlieue de Montréal), environ une semaine après le décès de Marguerite Hoppenot. Quand la vie a été vraiment semée, elle reprend toujours.Aujourd'hui, trois équipes veulent fêter cet événement. Pour Richard, Christiane et Mireille, le noyau animateur de Sève Canada, c'est important parce que mars 2011 correspond au mois du décès de Marguerite Hoppenot et à la renaissance de Sève au Québec. De plus, le 18 mars constitue le jour anniversaire de la première rencontre entre Richard et Marguerite Hoppenot en 1993 à Paris. Richard y voit un signe que la mort peut être source de vie par l’amour semé dans les cœurs des vivants."Aujourd'hui Sève est à l'étape de la mission, mission de la lumière. Il s'agit de donner vie à la Parole, pour qu'elle soit parole vivante. Et la vie conduit à la lumière. Il nous semble que, à cette étape, il serait bon de retracer ...
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Sève et la vie professionnelle

Au début des années 80, l’âge de la fin de l’adolescence, l’acheminement, la pédagogie de Sève et la grâce des rencontres avec Madame Hoppenot, m’ont nourri et permis d’envisager la vie avec une toute autre dimension : celle d’un commencement et d’un chemin, celle des prises de conscience et des découvertes faites en équipe, en particulier que chacun porte en lui un germe divin. C’est depuis une clef de vie essentielle et éternelle dans ma famille et auprès de mes amis. Il y a ensuite des années d’une vie dite active où, toujours chemin faisant, nous nous demandons comment, au-delà du « faire à 100 % », au-delà d’un projet de carrière, d’un développement, y compris personnel, il est possible d’avancer dans cet environnement professionnel qui n’est pas toujours hostile mais pas non plus toujours favorable :– Comment je regarde ceux avec qui je travaille ?– Quelle attitude en cas de conflit ?– Est-ce que je construis, nous construisons un projet ensemble ?– Ce projet a-t-il un sens ? Lequel ? Il y a 7 ou 8 ans maintenant, un conseil proposé lors d’une formation professionnelle a tout changé.En cas de difficulté relationnelle au Bureau, il peut être positif de simplement poser une question, droit dans les yeux, à la personne avec laquelle il y une difficulté.Cette question est : Qu’est-ce que tu proposes ?La conviction avec laquelle cette question est posée et le regard avec lequel elle est posée offrent à la personne de pouvoir donner sa réponse à ...
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Le cœur qui parle

On te montrait des peuples qui mourraient de faim, Et tu savais que tu n’étais pas coupable, Mais ton cœur, Oui… ton cœur Te redisait de quoi tu es capable, Et c’est le mot « partage » qui te revint. Alors, cet être, dont tu disais qu’il était insignifiant… Je t’ai vu courir vers lui comme on court vers un ami Pour lui donner ce à quoi tu tenais tant ! Et j’ai compris que tu avais compris…. On te montrait des exilés, rejetés au plus bas, Et tu savais que tu n’étais pas coupable, Mais ton cœur, Oui… ton cœur Te redisait de quoi tu es capable, Et c’est le mot « intégration » qui te frappa. Alors, cet être dont tu disais qu’il était irrécupérable… Je t’ai vu t’approcher de lui comme on s’approche d’un ami Et l’introduire dans ta famille en l’invitant à ta table ! Et j’ai compris que tu avais compris…. On te montrait des pays qui étaient en guerre Et tu savais que tu n’étais pas coupable, Mais ton cœur, Oui… ton cœur Te redisait de quoi tu es capable, Et c’est le mot « paix » qui seul pouvait te satisfaire. Alors, ce collègue à qui tu mettais des bâtons dans les roues… Je t’ai vu t’intéresser à lui comme on s’intéresse à un ami Et l’aider ensuite à accomplir sa tâche jusqu’au bout ! Et j’ai compris que tu avais compris… On te montrait des cohortes de drogués, Et tu savais que ...
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Vers la pandémie d’amour

Un tout petit virus invisible à l’œil nu nous a envahis et mis l’humanité à genoux, nous faisant tous expérimenter notre vulnérabilité que plusieurs en étaient venus à oublier. La révolution technologique, fruit de la science à laquelle nous avons accordé tous les droits, a alimenté notre sentiment d’invulnérabilité et, par voie de conséquence, notre suffisance. Nous avons cru pouvoir tout obtenir automatiquement et immédiatement en un clic. Mais voilà que notre monde et notre vie ont été complètement chamboulés. Habitués à voir se développer nos capacités d’accéder aux confins de la terre voire de l’univers, nous voilà confinés chez nous et placés devant l’univers le plus négligé, celui de notre vie intérieure où tout à coup une solitude nouvelle s’invite à notre table.Tous, qui que nous soyons, sommes forcés, sauf exceptions, à mettre de côté le faire et confrontés à regarder l’univers de notre être personnel, conjugal, familial, social et ecclésial. Au-delà des personnes affairées aux services essentiels, nous faisons l’expérience de notre inutilité apparente en étant appelés au courage et à la solidarité de rester chez nous. Nous sommes invités à apprendre à être en amont de nos élans à faire.A la fois, une belle occasion nous est offerte de rester chez nous pour entrer en nous, en soi pour se regarder et regarder les nôtres en nous questionnant sur notre être ensemble. A quelle vie aspirons-nous ? A quel monde ? Que sommes-nous devenus personnellement et ensemble ?Pour nous, membres de Sève, ne serait-ce pas le temps ...
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