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Jésus-Christ est l’Amour incarné

Il a dit : " Je suis la Vie "   " Je suis venu pour vous donner la vie en plénitude. " Bonne Nouvelle ! L'amour est une énergie créatrice. Le Christ est donc venu nous donner une promesse de vie " éternelle ". C'est l'amour qui éternise. Le pire des péchés est donc de se laisser aller à ne plus être des vivants, de se laisser prendre par l'habitude ... la routine... Ne plus "penser" ... ne plus " voir " ... ne plus " découvrir " ... ne plus " changer " ... être " installé " ... ne plus " bouger " ... c'est ne plus " vivre ". C'est le signe que tu n'aimes plus. Tu es " enfermé ". C'est une faute mortelle. Il nous faut " réveiller les assoupis du Royaume de Dieu ", de la famille des enfants de Dieu, en commençant par nous-mêmes. C'est l'Amour vivant, le Christ, qui est venu faire cela. C'est l'amour qui fait " être " ... Jésus-Christ a été le " sourcier " de Dieu, le " sourcier " de ce germe de vie de Dieu, de ce germe du Vivant dans les êtres, cette inépuisable richesse enfouie dans le cœur de l'être humain. Marguerite Hoppenot, La main de Dieu, tome IV - 2 juillet 1990

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Marie, celle qui a dit « oui » à l’amour sans limite

En cette messe du 15 août, j'ai vécu un réel déchirement de tout mon être en constatant une fois de plus qu'on louait, chantait, proclamait dans une effervescence incroyable, mille choses glorieuses, sur Marie, hormis la seule lumière essentielle, celle qui, à elle seule, contient tout, celle d'être la porte enfin ouverte au Mystère d'incarnation du Dieu vivant dans le monde... le « oui » fondamental à l'Amour sans limites, l'ultime Révélation de Dieu aux hommes en Jésus-Christ, le mystère de la filiation divine introduite à la perfection en lui, et à prolonger par les hommes, à sa suite, et à leur mesure ... l'homme nouveau, secret du Monde Nouveau promis. Encore aujourd'hui, Marie n'était pas révélée comme celle ayant dit ce « oui » humain absolu à cette ultime Révélation de Dieu qu'attend désespérément le monde ... ce « oui » à incarner l'amour à sa suite, et à notre mesure. Elle était présentée comme une divinité supplémentaire, sujette à mille dévotions subsidiaires ! L'essentiel mystère, Annonciation, Visitation, Incarnation, révélé en Marie, est le secret du Royaume, du Monde Nouveau, issu de ces trois premiers mystères féminins de la vie de Jésus-Christ. Marguerite Hoppenot – La main de Dieu tome IV - 15 août 1987

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« Comment peux-tu aimer Dieu que tu ne vois pas, si tu n’aimes pas ton frère que tu vois. » (1 Jn 4,20)

La terre a été confiée à l’homme pour qu’il règne sur elle, pour qu’il transforme la jungle en Royaume de Dieu. Cela ne peut s’accomplir que si Dieu règne sur l’homme. Si l’homme est lui-même dépendant de Dieu, c’est à dire dépendant de l’amour, fidèlement soumis aux lois et aux exigences de l’amour. L’homme est appelé à réaliser l’ordre de Dieu dans le monde, ordre de l’amour qui réalise la justice de Dieu. Et pour cela il faut qu’il consente à devenir fils de Dieu, chrétien, fils de l’amour. Cette aventure de l’amour incarné est celle que Jésus-Christ est venu nous révéler non pas seulement en paroles mais en la vivant jusqu’à l’absolu. Il a fait la preuve que l’amour, qui unit totalement, cet amour qui aime au-delà de tout ne peut être que de Dieu. Aimer comme Jésus-Christ , c’est proprement surnaturel. L’Évangile est le message de l’amour que Jésus-Christ nous a donné pour nous introduire à sa suite, à cette réalité merveilleuse du Royaume promis. Ce Royaume de l’unité de l’union fraternelle qui ne peut progressivement s’accomplir que si l’amour triomphe peu à peu de nos égoïsmes, si l’Esprit d’amour pénétrant peu à peu dans nos cœurs, nous fait comprendre l’autre, aimer l’autre et nous unir à l’autre. Marguerite Hoppenot - La Main de Dieu Tome 2 -29 juin 1970 Comment puis-je aimer davantage concrètement les personnes, que je vais rencontrer cet été ?

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Le monde est divisé … Jungle ou Royaume ?

Les hommes ne parviennent plus à s’unir, parce qu’ils ne se rejoignent pas. Ils ne se rejoignent pas, parce qu’ils ne se comprennent pas (prendre avec). Ils ne se comprennent pas, parce qu’ils ne s’entendent pas. Ils ne s’entendent pas, parce qu’ils ne s’aiment pas. Ils ne s’aiment pas, parce qu’ils ne sont pas habités par l’amour. "Tout homme qui aime est né de Dieu. " 1 Jn 5,1 Il y a deux naissances : La première est notre naissance physique naturelle. La seconde est notre naissance surnaturelle : " il faut renaître"  (Jn 3,3) de l’Esprit de Dieu, de l’Esprit d’amour (Nicodème) afin de devenir « fils de Dieu » à notre tour à la suite de Jésus-Christ. C’est la naissance de l’homme intérieur dont parle Saint Paul. Cela ne se fait pas par hasard il faut le vouloir. Il faut vouloir être fils de Dieu en vérité. C’est cela être chrétien, autre Christ à notre petite mesure : la Révélation de Jésus-Christ. "Passer par la porte étroite "(Mt 7,13) de l’Évangile. Renoncer à son égoïsme à son « moi » , afin d’entrer dans les voies de l’amour. " Dieu est Amour " (1 Jn, 4,8) … l’amour est Dieu. Il ne suffit pas de réfléchir sur l’amour, ni de parler d’amour, il faut vivre l’amour. On ne vit pas l’amour à « soi » tout seul. L’amour est une aventure de relation, de communication, une aventure d’union. Vivre l’amour, c’est vivre le mystère de Dieu qui est l’Amour. L’amour est un mystère d’échange par la mutuelle sortie de son « moi » égoïste vers l’autre. C’est une aventure de don de soi à l’autre, mais aussi d’accueil de l’autre. Il exige un véritable apprentissage. L’amour est un long chemin de moi vers l’autre, l’autre mon frère qui est le chemin de l’Autre absolu Dieu. Marguerite Hoppenot - La Main de Dieu Tome 2 - 29 juin 1970  Cet été, comment puis-je m’engager à écouter et être plus proche des personnes que je vais rencontrer ?

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Trois signes de la Pentecôte 

L’Évangile relate trois signes : le souffle, les langues de feu et le don des langues. Comment pouvons-nous voir cet événement pour nous-mêmes ? Alors le souffle : le souffle provient de l’ouverture des cœurs. Le souffle de l’Esprit, pas un souffle qui vient du dehors… un souffle qui vient du dedans, une espèce de courant qui s’établit entre les êtres et les fond en un… le souffle de l’Esprit d’amour et de communion. Les langues de feu : quand l’Évangile dit que des langues de feu se posèrent sur les apôtres, je pense que les langues de feu ne sont pas comme des petites décorations que Dieu place sur la tête des apôtres. Je pense que les langues de feu signifient le feu qui avait pris et qui ressortait. Il était le rayonnement de l’être, de l’être spirituel, de l’être-Christ dans les hommes. Transparence de Jésus-Christ qui se faisait voir. Et le don des langues : je ne pense pas que les apôtres se soient mis à parler chinois, anglais, français, allemand… peut-être. Le don des langues, pour moi, c’est que les apôtres étaient capables , à ce moment-là, de parler la seule langue qui se fasse comprendre par tout le monde : la langue de l’amour et le langage de la vie. Marguerite Hoppenot – Parce que l’impossible est possible - 1977

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L’Esprit, un courant d’amour, qui peu à peu fond les apôtres en « un »

Les apôtres se réunissent dans la chambre haute : ils se mettent d’abord en silence, les uns à côté des autres ; et voilà que l’Esprit, cette communication de l’Esprit entre Jésus-Christ et eux, fait que peu à peu ce que Jésus leur a dit à chacun éclaire leur vie. Ils le comprennent dans leur vie, en mots humains. Alors, la lumière se fait en eux et les pousse à partager. Voilà que commence un courant d’amour entre les apôtres qui les fond peu à peu en « un ». Ce partage multiplie les richesses et les lumières et les fond en un corps vivant multiple et un. Les apôtres, qui sont devenus chacun davantage fils par cette grande maturation qui s’est faite en eux, sont porteurs à ce moment là des grands projets de Dieu : c’est le monde et l’amour du monde qui les pousse dehors. Allez maintenant sortez, sortez dehors ! Allez deux à deux parce que si vous allez tout seul, vous n’allez pas pouvoir être ce foyer d’amour, ce courant d’amour au milieu des hommes, cette présence. Allez à deux, il faut que vous puissiez vivre le mystère de communion pour le propager au milieu des hommes. Marguerite Hoppenot – Parce que l’impossible est possible - 1977

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« Demeurez ensemble jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en haut. »

« D’abord le temps entre l’Ascension et la Pentecôte, qui est également un temps de la vie humaine. Ce n’est pas : « Cela s’est passé il y a deux mille ans. » Cela va se passer dans nos vies. Ce sont des étapes pour nous-mêmes, pour notre vie spirituelle. J’imagine les apôtres, lorsque Jésus-Christ a disparu de leur vue. La présence visible était finie, et les apôtres n’avaient peut-être pas tout mesuré. Ils se frottaient à cette intelligence. Ils n’avaient rien compris. Ils croyaient peut-être que c’était un peu arrivé, et puis brusquement, voilà que Jésus n’est plus là. Vous savez, j’y pense très souvent. On reconnaît la lumière des êtres à travers l’obscurité qui se fait quand ils ne sont plus là ; et les apôtres ont dû éprouver cela d’une façon bouleversante. Alors, ils se sont souvenus de tout ce qui était leur responsabilité. Ce sont eux qui avaient reçu le message et ils étaient les seuls à l’avoir reçu. Ils savaient tous les trésors qu’ils portaient en eux-mêmes. Ils se sentaient bien malhabiles… La dimension de leur responsabilité : « Allez jusqu’aux extrémités de la terre. » Ils étaient douze ! Quel bouleversement pour eux que cette prise de conscience. Alors, ils se souviennent de deux paroles de Jésus : « Demeurez ensemble dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en haut. » Demeurez ensemble dans la ville, surtout ne partez pas. Je vous ai dit : « Allez jusqu’aux extrémités de la terre », mais c’est un peu comme les mages, « Retournez par un autre chemin » qui est celui de la vie, de l’expérience. Vous ne savez rien, vous n’avez pas encore l’expérience. Demeurez ensemble dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en haut. Et puis « Mon Esprit vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » C’est la Chambre haute, c’est l’épisode de la Chambre haute qui, à mon sens, est un des plus beaux épisodes qui nous concernent tous. Marguerite Hoppenot – Parce que l’impossible est possible -1977

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Jésus initie ses disciples au mystère de sa Vie

"Il vaut mieux pour vous que je parte." Jn 16, 7 "Voilà que je demeure avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps." Mt 28, 20. « Tout le mystère chrétien se situe au carrefour de ce paradoxe. Jésus-Christ, celui qui était l'Amour incarné ne pouvait laisser dans une telle incertitude, mêlée de peine, les amis qui l'avaient suivi jusqu'à l'extrême fin, ceux qu'Il avait choisis pour le livrer au monde. C'est alors que se fait jour une étape extraordinaire et combien surprenante, au long de laquelle avec toute la discrétion et les délicatesses de l'Amour, le Christ ressuscité révèle sa présence et s'emploie à faire l'ultime éducation de ses apôtres, celle de leur regard et de leur intelligence afin qu'ils parviennent à voir au-delà de ce qu'ils voient et s'ouvrent pleinement au mystère de Sa Vie. … Avant l’Ascension, ce moment où Il devait à jamais disparaître à leur vue, Jésus s'ingénie donc à se révéler progressivement à ses disciples sous d'autres apparences. Avec tant de patience d’Amour, Il les initie peu à peu au mystère de Sa Vie qui, au-delà du visible, demeure et demeurera indéfiniment présente à travers d’autres êtres et sous d’autres formes, présences toujours révélatrices d’amour, de lumière, de pardon, de communion, de partage, de service et de vie. Pendant quarante jours, Jésus apprend à ses disciples les exigences essentielles à toute communication de Sa Vie, Il leur révèle par quels signes ils devront être eux-mêmes - et tous les chrétiens à leur suite – transparence de Sa Présence, « visitation » pour leurs frères. Mais Il leur apprend aussi le discernement des êtres et la manière de devenir, partout dans le monde, les sourciers du Dieu Vivant. Alors seulement Jésus disparut à jamais de leur vue. … Pour reconnaître le Christ au-delà du visible, il faut désormais d’autres yeux que ceux de la chair. Cela implique un changement de regard : le passage d’un regard extérieur à un regard intérieur, le regard de l’amour. C’est l’Amour vivant en nous qui, peu à peu, transforme notre regard et lui donne cette intelligence du cœur qui permet de voir progressivement l’invisible à travers le visible et au-delà de lui. ... Découvrons dans l'émerveillement comment, de la Résurrection à son Ascension définitive, le Christ s'efforce d'éveiller en ses disciples un « sens » supplémentaire, ce « sens spirituel » propre à l'homme nouveau, à ce fils de…

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« Il faut que  » Comment l’interpréter ?

Laissons Marguerite Hoppenot nous éclairer sur cette question : 1ère interprétation : Il fallait que Jésus-Christ accomplisse la volonté de mort que son Père avait sur Lui pour le rachat du monde. C’était prévu : il fallait que Jésus-Christ meure pour racheter les péchés du monde. 2ème interprétation : Il fallait que Jésus-Christ accomplisse les écritures. Une prédestination ? Dieu avait tout prévu d’avance ? Ce grand monsieur avait tout prévu d’avance ? Accomplir les écritures ? Pour qui prend-on Jésus-Christ ? Les écritures, ce n’est pas Dieu qui les a écrites. Justement Jésus-Christ n’a rien écrit. Les écritures ce sont des gens comme nous qui les ont écrites. Ils étaient un peu plus prophètes que nous, ils voyaient un peu mieux devant, mais devant leur époque. Les prophètes n’étaient pas Jésus-Christ, ils n’étaient pas Dieu. Tout ce qui est écrit l’a été par des êtres humains qui avaient leur tempérament, qui étaient plus ou moins optimistes. Jésus-Christ , lui , a tout écrit dans la vie. Jésus-Christ a vécu une histoire inscrite dans la vie. Les exemples pris dans la vie seront les mêmes dans 5000 ans, car le mystère de la vie est la seule chose qui ne change pas. La vie est toujours née de la manière. Elle croît, vieillit, disparait. Croyez-vous que l’homme déjà très évolué a été pleinement responsable de sa faute ? Que Dieu se venge ? Alors que Jésus-Christ a dit qu’il fallait pardonner septante fois sept fois, c’est à dire toujours ! Jésus-Christ serait-il venu au monde pour attester la vérité des Ecritures ? Jésus-Christ, le Fils de Dieu, serait-il venu pour attester ce qu’a dit Isaïe ? 3ème interprétation : « Il faut que… » Il fallait que Jésus-Christ aille jusqu’au bout de la Révélation de la Bonne Nouvelle que l’Amour est sans limites et que Dieu est donc Par-Don d’Amour, nouveau don d’amour indéfiniment. Jésus-Christ a été bafoué, ridiculisé, abandonné, trahi, persécuté, crucifié. Indéfiniment, Il a donné amour pour non-amour, par un nouveau don d’amour. Je tiens beaucoup à ce mot «  pardon » = par un nouveau don d’amour, indéfiniment. Ainsi il a sauvé l’Amour dans le monde et Il a révélé que Dieu est Amour sans limites et pardon d’amour sans limites… Jésus-Christ a sauvé l’amour dans le monde. Jésus-Christ était dans le monde. Marguerite Hoppenot  - 28 mars 1994 – réunion d’équipe

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Réflexion sur la Paix

Les conditions de réalisation d'une paix durable : S’efforcer de discerner le vrai sujet du conflit ; Rejoindre pour le comprendre le point de vue de l’autre ; Pourquoi en est-on arrivé là ? En souffrir d’amour et pas d’amour propre… Il faut que l’union, donc la paix, soit en vérité notre bien le plus précieux; Il faut la croire possible, d’expérience vécue ; Il faut y tenir par-dessus tout. À propos de l’unité La vouloir comme étant notre essentielle fidélité à Jésus-Christ : « Père, qu’ils soient un, comme nous sommes un, afin que le monde croit que tu m’as envoyé. » Jn 17, 21. Être donc prêt à lui sacrifier quelque chose à quoi l’on tient personnellement ; Ne pas attendre que l’autre fasse le 1er pas… voire qu’il fasse le seul ou les seuls pas ! Aimer celui ou ceux avec lesquels on veut faire la paix. Marguerite Hoppenot – La main de Dieu tome 4 – 12 août 1987

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