du 19 au 25 septembre 2016
"Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés." Mt 5, 6
"Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés." Mt 5, 6
[…] Nous sommes tous embarqués sur le même navire… le navire « Terre des hommes ». Quelle est la loi qui va régner à bord ? Si c’est la loi du plus fort, toujours en vigueur, alors le refus des différences, le goût inné du pouvoir et l’instinct de domination détruiront peu à peu les habitants du navire… et ceux-ci, disposant désormais des armes totales issues du génie créatif de l’homme, auront sans doute recours à elles… et, dans un moment de folie collective, détruiront le navire ! […] Si l’homme, au contraire, opte pour ce choix décisif de fraternité humaine, auquel je crois irréversiblement, ce sera grâce à deux autres lois acheminant notre planète vers une issue pleinement positive. La loi de justice sociale, détrônant la loi du plus fort… « tu aimeras ton prochain comme toi-même » Mt 22, 39, donc « ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ! » L’autre est un autre toi-même ! Deviens enfin un être humain, cet être prêt à recevoir en vérité la Bonne Nouvelle de sa parenté divine, révélée en Jésus Christ ! La loi divine : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » Jn 15, 12. La loi d’amour nous ouvre la porte de la liberté, ultime étape de la dignité de la personne humaine, appelée non plus à l’obéissance à la loi, mais à la fidélité à l’amour. Pourquoi ces deux lois ne s’imposeraient-elles pas progressivement à tous les êtres humains ? Marguerite Ph. Hoppenot Un être nouveau dans un monde nouveau
"Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent" Lc 16, 1-13 Seigneur, aide-nous à être fidèles à ne jamais donner sans qu’un peu de notre vie s’attache à notre don. Que notre charité ne soit jamais un « bienfait » tombant de haut, mais un « service de serviteurs ». Que se révèle à nous la joie du service désintéressé et gratuit. Que nous ne reprenions jamais, sous une forme ou sous une autre, ne serait-ce qu’en honneurs ou en considérations, ce que nous avons donné. Seigneur, que le service de nos frères n’en asservisse jamais aucun, mais qu’il soit toujours pour eux une voie de libération… Que nous soyons disponible à celui qui passe, sans que nous cherchions à le choisir, car c’est toi qui le mets sur notre chemin… Que notre service soit pénétré d’amour, à l’image de ton amour. Que notre don soit comme ton don, Seigneur.Qu’ainsi toutes nos découvertes spirituelles se transforment en forces vives sous l’action de ton Esprit Saint, et qu’elles tissent un réseau d’amour qui, s’étendant à travers le monde, manifeste partout ta miséricorde. Amen ! Marguerite Ph. Hoppenot, Prières d’amour, prières de vie « Seigneur apprends-nous à servir »
"Que la parole du Christ habite parmi vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et avertissez-vous les uns les autres avec pleine sagesse." Col 3, 16
"Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit." Lc 15, 1-32 Dans l’évangile de la brebis perdue, nous voyons le bon pasteur courir après la brebis perdue, tout lâcher pour aller à sa recherche. C’est à la fois merveilleux et noble. La parabole de la drachme perdue est moins noble ; il faut se mettre à quatre pattes par terre pour chercher sous le lit une toute petite piécette, cette petite drachme perdue. Cela me fait rêver. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que la drachme perdue ? C’est le secret, l’unique secret : cet appel à incarner l’amour qui nous est adressé à chacun. Si tu retrouves la drachme que tu as perdue, « ton essentiel », alors tu vas retrouver toutes les brebis perdues d’Israël. Actuellement, on s’agite. On ne sait plus qu’inventer pour rattraper les brebis perdues de toutes sortes. Ne nous agitons pas, faisons silence, sachons nous baisser très bas pour retrouver notre drachme perdue, cet essentiel. C’est ainsi que les chrétiens pourraient retrouver comme par miracle toutes les brebis perdues que l’on ne sait plus comment rejoindre. Ces deux évangiles ne disent pas la même chose. Le second rappelle l’essentiel : il s’agit « d’être » pour « faire ». Il faut parfois savoir perdre du temps pour en gagner beaucoup. Marguerite Ph. Hoppenot, Bulletin 173
"C’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice. Car je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs." Mt 9, 13
Ce troisième millénaire vers lequel nous courons crie de toute urgence après l'avènement de la dimension universelle du message de Jésus-Christ, seul capable d'éclairer le parachèvement de la création de Dieu actuellement en si grand danger. "Vous êtes le sel de la terre, le levain dans la pâte, la lumière du monde." Alors devenez ce que vous êtes ! nous dit Jésus-Christ. Telles sont les paroles de feu de Jésus-Christ et les horizons de lumière que je ne peux plus m'empêcher de contempler, de prier et de vous confier, à vous tous qui en serez les fidèles responsables : ce sont ceux de la dimension universelle du message de Jésus-Christ. Ce serait l'introduction du christianisme à son ultime étape, son étape christique, l'universalité de la révélation de Jésus-Christ à l'humanité toute entière. Nous tous qui sommes habités par la certitude de la Parole de Pierre :" À qui irions-nous, Seigneur, tu as des paroles de vie éternelle" Jn 6, 68 courons comme les apôtres de Jésus-Christ annoncer aux extrémités de la terre son message d'Amour, de communion, de lumière et de vie en plénitude : la dynamique de l'Universel, secret de l'impossible, sa prodigieuse Bonne Nouvelle ! Marguerite Ph. Hoppenot la Dynamique de l'Universel
"Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple" Lc 14, 25-33 De même qu’il nous faut peu à peu « quitter » toutes nos amours – toutes celles qui invisiblement marquées de possession, seraient de ce fait condamnées à mourir – pour les faire coïncider avec l’unique Amour, seul capable de les faire vivre à jamais, de même l’homme est-il acculé à « se quitter » pour « se sauver » vraiment. […] Dieu n’est pas contre l’homme mais pour l’homme, cette bien-aimée créature sortie de son Amour et appelée à y retourner éternellement. Non, le plan de Dieu n’est pas négatif, ainsi que trop de tendances spirituelles le laissent encore supposer, mais totalement positif. Son mystère d’Amour, paradoxe par excellence, où toute mort devient Vie, n’est pas orienté contre l’homme, mais tend bien au contraire à sa plénitude. Marguerite Ph. Hoppenot, Midi sur le monde, chapitre « S’aimer soi-même »
"Car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur et il discerne tout." 1 Jn 3, 20
"Quiconque s'élève sera abaissé, qui s'abaisse sera élevé" Lc 14, 1.7-14 Combien ceux qui détiennent une part de pouvoir sur leurs frères, selon la hiérarchie des hommes, devraient souvent s’interroger : […] les racines d’un arbre, sa partie vitale, ne s’enfoncent-elles pas d’autant plus profond en terre que grandit l’arbre dont elles doivent assurer la vie ? De même l’exercice de tout pouvoir ne doit pas conduire à s’élever pour dominer et couronner l’édifice, mais à s’enfoncer pour le porter et le supporter. […] Si tout détenteur de quelque pouvoir était un serviteur de l’Amour en regard de ceux sur lesquels il a autorité afin que cette dernière soit, en vérité, le fruit d’un pouvoir de pauvre, et s’il se comportait selon cette impérieuse logique, alors serions-nous proches, sans doute, d’aborder aux rives de cette sainte liberté des enfants de Dieu que l’Evangile nous fait contempler comme la promesse du Libérateur. Marguerite Ph. Hoppenot, Le temps du feu, chapitre « Pyramide renversée »