« Il faut que  » Comment l’interpréter ?

Laissons Marguerite Hoppenot nous éclairer sur cette question : 1ère interprétation : Il fallait que Jésus-Christ accomplisse la volonté de mort que son Père avait sur Lui pour le rachat du monde. C’était prévu : il fallait que Jésus-Christ meure pour racheter les péchés du monde. 2ème interprétation : Il fallait que Jésus-Christ accomplisse les écritures. Une prédestination ? Dieu avait tout prévu d’avance ? Ce grand monsieur avait tout prévu d’avance ? Accomplir les écritures ? Pour qui prend-on Jésus-Christ ? Les écritures, ce n’est pas Dieu qui les a écrites. Justement Jésus-Christ n’a rien écrit. Les écritures ce sont des gens comme nous qui les ont écrites. Ils étaient un peu plus prophètes que nous, ils voyaient un peu mieux devant, mais devant leur époque. Les prophètes n’étaient pas Jésus-Christ, ils n’étaient pas Dieu. Tout ce qui est écrit l’a été par des êtres humains qui avaient leur tempérament, qui étaient plus ou moins optimistes. Jésus-Christ , lui , a tout écrit dans la vie. Jésus-Christ a vécu une histoire inscrite dans la vie. Les exemples pris dans la vie seront les mêmes dans 5000 ans, car le mystère de la vie est la seule chose qui ne change pas. La vie est toujours née de la manière. Elle croît, vieillit, disparait. Croyez-vous que l’homme déjà très évolué a été pleinement responsable de sa faute ? Que Dieu se venge ? Alors que Jésus-Christ a dit qu’il fallait pardonner septante fois sept fois, c’est à dire toujours ! Jésus-Christ serait-il venu au monde pour attester la vérité des Ecritures ? Jésus-Christ, le Fils de Dieu, serait-il venu pour attester ce qu’a dit Isaïe ? 3ème interprétation : « Il faut que… » Il fallait que Jésus-Christ aille jusqu’au bout de la Révélation de la Bonne Nouvelle que l’Amour est sans limites et que Dieu est donc Par-Don d’Amour, nouveau don d’amour indéfiniment. Jésus-Christ a été bafoué, ridiculisé, abandonné, trahi, persécuté, crucifié. Indéfiniment, Il a donné amour pour non-amour, par un nouveau don d’amour. Je tiens beaucoup à ce mot «  pardon » = par un nouveau don d’amour, indéfiniment. Ainsi il a sauvé l’Amour dans le monde et Il a révélé que Dieu est Amour sans limites et pardon d’amour sans limites… Jésus-Christ a sauvé l’amour dans le monde. Jésus-Christ était dans le monde. Marguerite Hoppenot  - 28 mars 1994 – réunion d’équipe

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Réflexion sur la Paix

Les conditions de réalisation d'une paix durable : S’efforcer de discerner le vrai sujet du conflit ; Rejoindre pour le comprendre le point de vue de l’autre ; Pourquoi en est-on arrivé là ? En souffrir d’amour et pas d’amour propre… Il faut que l’union, donc la paix, soit en vérité notre bien le plus précieux; Il faut la croire possible, d’expérience vécue ; Il faut y tenir par-dessus tout. À propos de l’unité La vouloir comme étant notre essentielle fidélité à Jésus-Christ : « Père, qu’ils soient un, comme nous sommes un, afin que le monde croit que tu m’as envoyé. » Jn 17, 21. Être donc prêt à lui sacrifier quelque chose à quoi l’on tient personnellement ; Ne pas attendre que l’autre fasse le 1er pas… voire qu’il fasse le seul ou les seuls pas ! Aimer celui ou ceux avec lesquels on veut faire la paix. Marguerite Hoppenot – La main de Dieu tome 4 – 12 août 1987

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Faire jeûner en nous nos puissances d’agressivité et de violence

Face à la montée générale de la violence qui conduit visiblement le monde vers un destin absurde, notre vocation très précisément orientée à l’amour vivant nous appelle à la communion fraternelle effectivement vécue et donc à l’unité et à la paix du monde. C’est dans cette perspective que nous vous proposons de faire jeûner en nous toutes nos puissances d’agressivité et de violence. Ainsi contribuerons-nous, pour notre part, à faire advenir une certaine paix, d’abord dans notre propre cœur, puis, à partir de chacun de nous, sur les différents plans de notre vie qui nous interrogent personnellement, que ce plan soit conjugal, social, professionnel, racial, politique, voire ecclésial. Forts de la conviction qui nous habite désormais de la relation vitale qui s’accomplit entre le personnel et l’universel, notre effort de fidélité à faire jeûner nos pulsions agressives éveillera peu à peu en nous un dynamisme de foi et d’espérance par la certitude de contribuer, si peu que ce soit, à notre place, à notre grand projet d’Église. Ce projet d’une ébauche de fraternité universelle, qui habite nos cœurs, portera un fruit de paix. C'est pourquoi, décidons de contribuer, là où nous sommes, à transformer tout rapport de forces en relation d'amour, afin d'être, en vérité, artisans du monde nouveau promis par Jésus-Christ. Marguerite Hoppenot – Un être nouveau pour un monde nouveau - 1983

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