Ce qui se dit du Mouvement Sève dans les medias

De “La main de Dieu”

  • Post published:14 novembre 2020
  • Post category:Veille media

Compte-rendu paru dans la Nouvelle Revue Théologique - Belgique Revue n° 142/4 (2020) p.694 -La main de Dieu de Marguerite Hoppenot.Il s’agit ici du journal de la fondatrice du Mouvement Sève, mouvement d’action catholique, faisant suite à un premier volume, Au Creuset de l’Absolu, paru en 2018.L’origine en est les petits cahiers dans lesquels écrivait Marguerite Hoppenot, à la demande de son père spirituel le p. Carré : ceux-ci ont été retravaillés en ayant enlevé les éléments concernant de trop près sa vie familiale. Le reste étant resté intact et présent, malgré la disparition d’un cahier, c’est bien quatorze ans de la vie d’une femme à la foi aussi ardente que son engagement pour l’évangile que nous pouvons suivre ici.Car, bien plus que la chronologie d’une fondation, c’est le journal spirituel puissant d’une grande mystique que nous découvrons. Alors qu’elle est une femme mariée, elle mesure bien que les voies de la mystique ne lui sont pas fermées mais bien ouvertes à elle comme à tous et que cette vie avec le Seigneur ne se joue pas à l’exclusion de la vie maritale mais peut bien s’y conjoindre. Elle parle d’ailleurs souvent de son mari Philippe comme un immense don que Dieu lui a fait. Si elle est la récipiendaire de grandes lumières, les crises ne l’épargnent pas mais sa vie spirituelle, si vivante, lui fait demander la grâce de suivre toujours sa vocation. Ses notes lumineuses sont ainsi fortes d’inspiration pour une vie chrétienne vécue en plein monde.Le contexte historique n’est pas non plus anodin : ces lignes s’écrivent en effet entre la fin de la guerre et le début du concile Vatican II. Il est fascinant de suivre les questions préconciliaires brûlantes qui habitent cette femme de feu : la place des laïcs mais aussi celle de l’œcuménisme comme nous pouvons le remarquer à son amitié si belle avec le pasteur Boegner, qui la pousse dans un désir avivé d’unité. Ses mots portent parfois la dureté du choc avec « l’Église des clercs » - question toujours d’actualité avec le cléricalisme dénoncé par le pape ? - mais, humblement, elle reconnaît que, s’ils ont le pouvoir de parler, elle a celui d’écrire au plus grand nombre et, que, surtout, malgré les critiques, elle vit et désire vivre l’essentiel : se situer toujours dans la « main de Dieu ».Isabelle Payen de La Garanderie

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