Le monde est divisé … Jungle ou Royaume ?

Les hommes ne parviennent plus à s’unir, parce qu’ils ne se rejoignent pas. Ils ne se rejoignent pas, parce qu’ils ne se comprennent pas (prendre avec). Ils ne se comprennent pas, parce qu’ils ne s’entendent pas. Ils ne s’entendent pas, parce qu’ils ne s’aiment pas. Ils ne s’aiment pas, parce qu’ils ne sont pas habités par l’amour. "Tout homme qui aime est né de Dieu. " 1 Jn 5,1 Il y a deux naissances : La première est notre naissance physique naturelle. La seconde est notre naissance surnaturelle : " il faut renaître"  (Jn 3,3) de l’Esprit de Dieu, de l’Esprit d’amour (Nicodème) afin de devenir « fils de Dieu » à notre tour à la suite de Jésus-Christ. C’est la naissance de l’homme intérieur dont parle Saint Paul. Cela ne se fait pas par hasard il faut le vouloir. Il faut vouloir être fils de Dieu en vérité. C’est cela être chrétien, autre Christ à notre petite mesure : la Révélation de Jésus-Christ. "Passer par la porte étroite "(Mt 7,13) de l’Évangile. Renoncer à son égoïsme à son « moi » , afin d’entrer dans les voies de l’amour. " Dieu est Amour " (1 Jn, 4,8) … l’amour est Dieu. Il ne suffit pas de réfléchir sur l’amour, ni de parler d’amour, il faut vivre l’amour. On ne vit pas l’amour à « soi » tout seul. L’amour est une aventure de relation, de communication, une aventure d’union. Vivre l’amour, c’est vivre le mystère de Dieu qui est l’Amour. L’amour est un mystère d’échange par la mutuelle sortie de son « moi » égoïste vers l’autre. C’est une aventure de don de soi à l’autre, mais aussi d’accueil de l’autre. Il exige un véritable apprentissage. L’amour est un long chemin de moi vers l’autre, l’autre mon frère qui est le chemin de l’Autre absolu Dieu. Marguerite Hoppenot - La Main de Dieu Tome 2 - 29 juin 1970  Cet été, comment puis-je m’engager à écouter et être plus proche des personnes que je vais rencontrer ?

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Trois signes de la Pentecôte 

L’Évangile relate trois signes : le souffle, les langues de feu et le don des langues. Comment pouvons-nous voir cet événement pour nous-mêmes ? Alors le souffle : le souffle provient de l’ouverture des cœurs. Le souffle de l’Esprit, pas un souffle qui vient du dehors… un souffle qui vient du dedans, une espèce de courant qui s’établit entre les êtres et les fond en un… le souffle de l’Esprit d’amour et de communion. Les langues de feu : quand l’Évangile dit que des langues de feu se posèrent sur les apôtres, je pense que les langues de feu ne sont pas comme des petites décorations que Dieu place sur la tête des apôtres. Je pense que les langues de feu signifient le feu qui avait pris et qui ressortait. Il était le rayonnement de l’être, de l’être spirituel, de l’être-Christ dans les hommes. Transparence de Jésus-Christ qui se faisait voir. Et le don des langues : je ne pense pas que les apôtres se soient mis à parler chinois, anglais, français, allemand… peut-être. Le don des langues, pour moi, c’est que les apôtres étaient capables , à ce moment-là, de parler la seule langue qui se fasse comprendre par tout le monde : la langue de l’amour et le langage de la vie. Marguerite Hoppenot – Parce que l’impossible est possible - 1977

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L’Esprit, un courant d’amour, qui peu à peu fond les apôtres en « un »

Les apôtres se réunissent dans la chambre haute : ils se mettent d’abord en silence, les uns à côté des autres ; et voilà que l’Esprit, cette communication de l’Esprit entre Jésus-Christ et eux, fait que peu à peu ce que Jésus leur a dit à chacun éclaire leur vie. Ils le comprennent dans leur vie, en mots humains. Alors, la lumière se fait en eux et les pousse à partager. Voilà que commence un courant d’amour entre les apôtres qui les fond peu à peu en « un ». Ce partage multiplie les richesses et les lumières et les fond en un corps vivant multiple et un. Les apôtres, qui sont devenus chacun davantage fils par cette grande maturation qui s’est faite en eux, sont porteurs à ce moment là des grands projets de Dieu : c’est le monde et l’amour du monde qui les pousse dehors. Allez maintenant sortez, sortez dehors ! Allez deux à deux parce que si vous allez tout seul, vous n’allez pas pouvoir être ce foyer d’amour, ce courant d’amour au milieu des hommes, cette présence. Allez à deux, il faut que vous puissiez vivre le mystère de communion pour le propager au milieu des hommes. Marguerite Hoppenot – Parce que l’impossible est possible - 1977

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