A publier sur homepage

La devise des Français

  • Publication publiée :10 juillet 2021
  • Post category:Actualités

À l’occasion du 14 juillet, réfléchissons au sens des mots de la devise des Français : Liberté - Indépendance ? Égalité - Uniformité ? Fraternité - Camaraderie ? "Liberté, Egalité, Fraternité ? Telle qu’elle est comprise, cette devise des Français est l’objet de redoutables confusions. La liberté est confondue avec l’indépendance. L’égalité est confondue avec la similitude, l’uniformité. La fraternité est confondue avec la camaraderie. Ces trois réalités si importantes dans la vie des hommes et dans la vie du monde sont vues toujours dans le « faire » et jamais dans l’« être »... Nous venons de réfléchir au problème actuel, aux problèmes fondamentaux apparemment insolubles qui le déchirent. Comment ne pas constater que les plus graves et les plus fondamentaux actuellement, ceux de l’unité sous toutes ses formes, se rattachent pour ainsi dire tous au problème de la liberté ? Tous les hommes aspirent à la liberté et cette volonté s’accroît au fur et à mesure que les hommes deviennent plus adultes. Nous le constatons chez nos enfants : plus ils avancent dans l’adolescence, plus ils veulent leur liberté (ce qui généralement veut dire indépendance). La liberté entraîne la soif d’égalité et seule l’égalité permet d’édifier une authentique fraternité. Alors, j’ai vu dans la joie que les trois mots de la devise des Français étaient d’une cohérence absolue et qu’ils s’enchainaient les uns aux autres. Toutefois si la vraie liberté, celle de l’amour, peut faire comprendre ce qu’est la vraie égalité, qui n’est pas uniformité ni similitude mais égalité dans l’être, elle seule peut conduire à une authentique fraternité, qui suppose la reconnaissance de nos diversités, dans le respect mutuel. Seules ces diversités convergeant au-delà de chacune peuvent contribuer à l’élaboration d’un projet commun, le grand dessein du Créateur, ce Royaume fraternel des hommes, ébauche du Royaume de Dieu ... Mais il y a une condition à l’accomplissement de ce grand projet de Dieu, c’est la fameuse « pauvreté de soi ». Nous n’allons pas l’oublier. Il faut mourir à soi-même, dit Jésus-Christ : non pas faire mourir notre « être », mais l’ennemi mortel de notre « être », notre « moi-centre » notre « moi égocentrique ». Ce moi-centre qui m’empêche d’aimer, qui me referme sur moi-même, qui m’empêche donc d’exister en plénitude et de connaître la vraie liberté, celle de l’amour. Tout cela se tient." Marguerite Hoppenot 1985 Un être nouveau pour un monde…

Continuer la lectureLa devise des Français

Pentecôte, Bonne Nouvelle pour l’Humanité

À la Pentecôte, en faisant à l’humanité la révélation prodigieuse de « Dieu Trinité Une », l’irruption de l’Esprit Saint levait le voile sur l’éblouissante vérité de l’Être Dieu, résumée par Saint Jean, en 1 Jn 4, 8 par ces trois mots : « Dieu est Amour », donc « relation d’Amour ». Cette relation engendre les « accordailles d’Amour », où mûrit l’Unité ... La lumière faite sur la vérité de Dieu Trinité, communauté d’Amour, nous dévoile enfin la vraie nature de la « Toute Puissance » de Dieu, qui n’est plus celle de la force, mais celle de l’Amour ... La lumière de la Pentecôte venait de lever le voile sur la vraie notion d'autorité selon Jésus-Christ. La révélation de Dieu Trinité ne fait pas moins évoluer la notion de liberté. Elle transforme le besoin instinctif d'échapper à toute contrainte extérieure ... en une soif de se libérer de la seule contrainte mortelle, la captivité de son « moi-centre » ... Cette révélation de Dieu Trinité s’impose à moi désormais comme le dévoilement du mystère d’unité aux profondeurs insondables, celui d’êtres divers harmonisés par l’Amour... En somme, par le retournement fondamental des notions d’autorité, de liberté et d’unité, qui sapent et menacent sans cesse l’équilibre du monde et le bonheur de l’humanité, la révélation par l’Esprit de Pentecôte de Dieu-Trinité devait apporter un éclairage totalement nouveau à la vie humaine. Elle livrait à l’humanité, aveugle sur elle-même, l’unique secret et le principe vivant d’une vie de société, promesse de Vie Nouvelle créatrice d’un monde nouveau... Pour l’humanité affrontée à des problèmes insolubles à vue humaine, parce que parvenus à une échelle planétaire qui la dépasse, l’étape actuelle est sans aucun doute un carrefour grave, donc décisif. J’ai la certitude que seule la lumière de la Pentecôte, qui éclaire la Révélation de Jésus-Christ et ses conséquences incalculables, est capable d’illuminer ce monde, de l’orienter, de lui donner l’intelligence de son véritable destin, en un mot de le sauver de sa propre destruction. C’est pourquoi l’Église est particulièrement interpellée par la Lumière essentielle dont elle seule peut et doit, à temps et à contretemps, éclairer le monde. Marguerite Hoppenot, 1969 Interrogeons-nous « Je vous donnerai mon Esprit. Il vous révélera tout ce que Je vous ai dit » Jn 14, 26 Quels sont les voiles qui se sont levés et qui me permettent de découvrir le vrai visage de Dieu ? Quelles en sont…

Continuer la lecturePentecôte, Bonne Nouvelle pour l’Humanité

De Pâques à l’Ascension

Jésus initie ses disciples au mystère de sa Vie« Il vaut mieux pour vous que je parte. » Jean 16, 7« Voilà que je demeure avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps » Matthieu 28, 20.Tout le mystère chrétien se situe au carrefour de ce paradoxe.Jésus-Christ, celui qui était l'Amour incarné ne pouvait laisser dans une telle incertitude, mêlée de peine, les amis qui l'avaient suivi jusqu'à l'extrême fin, ceux qu'Il avait choisis pour le livrer au monde.C'est alors que se fait jour une étape extraordinaire et combien surprenante, au long de laquelle avec toute la discrétion et les délicatesses de l'Amour, le Christ ressuscité révèle sa présence et s'emploie à faire l'ultime éducation de ses apôtres, celle de leur regard et de leur intelligence afin qu'ils parviennent à voir au-delà de ce qu'ils voient et s'ouvrent pleinement au mystère de Sa Vie.… Avant l’Ascension, ce moment où Il devait à jamais disparaître à leur vue, Jésus s'ingénie donc à se révéler progressivement à ses disciples sous d'autres apparences. Avec tant de patience d’Amour, Il les initie peu à peu au mystère de Sa Vie qui, au-delà du visible, demeure et demeurera indéfiniment présente à travers d’autres êtres et sous d’autres formes, présences toujours révélatrices d’amour, de lumière, de pardon, de communion, de partage, de service et de vie.Pendant quarante jours, Jésus apprend à ses disciples les exigences essentielles à toute communication de Sa Vie, Il leur révèle par quels signes ils devront être eux-mêmes - et tous les chrétiens à leur suite – transparence de Sa Présence, « visitation » pour leurs frères. Mais Il leur apprend aussi le discernement des êtres et la manière de devenir, partout dans le monde, les sourciers du Dieu Vivant.Alors seulement Jésus disparut à jamais de leur vue.… Pour reconnaître le Christ au-delà du visible, il faut désormais d’autres yeux que ceux de la chair. Cela implique un changement de regard : le passage d’un regard extérieur à un regard intérieur, le regard de l’amour.C’est l’Amour vivant en nous qui, peu à peu, transforme notre regard et lui donne cette intelligence du cœur qui permet de voir progressivement l’invisible à travers le visible et au-delà de lui.Marguerite Hoppenot 1969 - Cette vie qui m’est donnéeInterrogeons-nousÀ la méditation de ce texte : quelles lumières me saisissent, qui m'invitent à changer quelque chose dans mon cœur et dans ma vie ?Quand Jésus disparaît à…

Continuer la lectureDe Pâques à l’Ascension

Pâques

Ensemble, vivons un chemin d’intimité avec le Seigneur, une conversion à l’amour pour que l’Esprit du Christ prenne vie en nous et que notre vie devienne vraiment fraternelle.Pâques« Il faut que tous maintenant nous soyons des réponses, des réponses vivantes – ce qui engage tout : l'esprit, le cœur, la chair, le sang – des réponses vivantes, qui pourraient ressembler à celle de Marie-Madeleine dans l’émouvante séquence de Pâques : « Marie-Madeleine, dis-nous, qu'as-tu vu en chemin ? » - j'ai vu le sépulcre du Christ vivant, j'ai vu la gloire du Ressuscité ; Christ est ressuscité, mon Espérance. » Fondation Février 1982RésurrectionIl ne suffit pas que le mystère pascal soit commémoré par la chrétienté comme une émouvante et pieuse tradition qui, chaque année, la rassemble dans une évocation douloureuse de la passion du Christ et dans l'allégresse de savoir sauvé.Que dire de la Résurrection elle-même avec des mots humains ? Que dire en effet qui ne soit misérable face à l'immensité de cette réalité promise à l'homme, puisqu'elle est la plénitude même de Dieu.Notre propre résurrection ne semble pas pouvoir être un événement spectaculaire, quasi automatique, sans relation intime avec l'évolution de notre être même.Porche de notre vie éternelle, notre résurrection apparaît comme la conséquence logique de notre état « d'être », le point culminant de sa surnaturelle mutation : vivant au-delà du visible et au-delà du temps !C'est pourquoi à la suite de Jésus, mais à notre mesure humaine, cette résurrection me semble devoir s'accomplir comme la lumineuse réponse de Celui qui, en nous, est déjà la Vie et l'Amour même, comme la réponse de plénitude divine enfin donnée aux manifestations, si minimes soient-elles encore, d'une Présence en nous plus grande que notre cœur.Inaugurée dans sa totalité par le Fils de Dieu, la résurrection promise à l'homme apparaît alors comme l'accomplissement d'un don gratuit du Seigneur, ce don de pouvoir devenir Amour, dont le germe déposé dans notre cœur créé à Son image appelle cependant jusqu'au terme notre fidélité pour nous ressusciter pleinement au dernier jour : « Je suis la Résurrection et la Vie ».Il faut que la commémoration atteste que le mystère pascal continue de se vivre, à l'intime de la vie de chaque chrétien, comme le nécessaire et progressif passage de la mort à la vie. C'est cette mystérieuse mutation, qui creuse indéfiniment au cœur de notre être, son sillage de vie ressuscitée jusqu'à la plénitude d'une éternelle résurrection.Ainsi Pâques fête non seulement le…

Continuer la lecturePâques

Vivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot

Ensemble, vivons un chemin d’intimité avec le Seigneur, une conversion à l’amour pour que l’Esprit du Christ prenne vie en nous et que notre vie devienne vraiment fraternelle. La semaine sainte Rejoignons les apôtres et ensemble accompagnons Jésus-Christ dans l'accomplissement de sa passion d'Amour.C’est parce que Jésus-Christ a aimé à la passion, qu’Il a souffert la passion de son Amour.C’est dramatique que, lorsqu’on parle de Jésus-Christ, le mot « passion » prenne toujours le sens de la souffrance alors que, lorsqu’on parle des hommes, il a le sens de « passion d’amour ».C’est l’ultime message de vie que Jésus-Christ nous laissa en mourant sur la croix.En aimant jusqu’au bout, au-delà des trahisons, des abandons, des persécutions, Il a révélé le double sens, indissociable en Lui, du mot « passion » : sa passion de souffrance et sa passion d’amour. Sa passion d’amour qui engendre sa passion de souffrance.La passion d’amour et la passion de souffrance s’engendrent l’une l’autre à l’infini.C’est ce dont Jésus-Christ témoigna.Jésus-Christ a révélé ainsi que l’amour sans limites est impossible à l’homme et qu’il ne peut être que Dieu.Marguerite HoppenotLancement d’année 1986Mettons-nous à l’écoute de la Parole :« Veille sur ton cœur plus que sur toute autre chose, car c’est de lui que jaillissent les sources de la vie » Pr 4,23 Judas et Pierre JudasQui était Judas ? Judas était un homme intelligent. Il aimait son Maître. Il avait beaucoup profité des enseignements de son Maître. Il était là, il aimait son Maître. Et puis il voyait que son Maître avait du succès, on l’admirait, on le suivait. Peu à peu entra dans son cœur : « je pourrais bien faire comme Lui...il n’y en a que pour Lui ». Tiens, tiens voilà qu’un tout petit sentiment de jalousie entre dans le cœur de Judas. Connaissez-vous le cœur de l’homme ? Il est fragile, on ne s’en aperçoit pas. Et puis ce sentiment grandit un peu et voilà qu’un jour Jésus-Christ ne s’est pas fait comprendre. Alors les bonnes raisons arrivent : je vais le faire comprendre, se dit Judas.Il aime son Maître, mais il y a dans son cœur une petite revendication de puissance, le pouvoir, une petite revendication de jalousie...et voilà qu’une bonne raison lui est donnée : « Jésus ne s’est pas fait comprendre, il faut absolument que je le fasse comprendre ».Et le cycle est commencé... Il a été le gage de ceux qui en voulaient à Jésus-Christ et qui ne savaient pas comment…

Continuer la lectureVivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot

Vivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot

Ensemble, vivons un chemin d’intimité avec le Seigneur, une conversion à l’amour pour que l’Esprit du Christ prenne vie en nous et que notre vie devienne vraiment fraternelle.  5e Semaine de CarêmeCette semaine, il nous est proposé de vivre l'Annonciation.L'éminente et essentielle vocation de Marie est de mettre le Fils de Dieu au monde, et l'ayant mis au monde, d'y appeler, à sa suite, et chacun à sa mesure, l'humanité toute entière.“Mon Dieu, que j'entende au fond de mon cœur, cette annonciation qui commande ton mystère d'Amour en moi.Que ton amour en moi, m'aide à répondre, comme Marie, dans la foi :” Je suis la servante du Seigneur...”afin que s'ouvrent enfin en mon cœur les sources vives de l'Amour.”Mettons-nous à l'écoute de la Parole :“Qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui.”  1 Jn 4, 16Dieu ne se prend pas, il se donneDieu me découvrit peu à peu, et maintenant je sais : Que Dieu ne se prend pas, Il se donne.À tout ce qui est pauvre, dépossédé, démuni,À tout ce qui ne se suffit pas à soi-même,Ne se satisfait pas de soi, ne compte pas sur soi,À tout ce qui a faim,À tout ce qui a soif,À tout ce qui est ouvert,À tout ce qui est dénudé,À tout ce qui consent à être cloué sur sa croix, cet essentiel croisement du spirituel et de l’humain,À tout ce qui crie vers le SeigneurEt espère tout de Dieu seul.Le Seigneur est désormais le maître de la Maison …Qu’il trouve toujours sa demeure attentive, disponible et libre.Marguerite Hoppenot, 1952. Prier c'est aimer « Prier, c'est dilater chaque parcelle du moment présent aux dimensions du monde... aux dimensions du salut du monde »« Ma vocation est pour une mission. Elle est destinée au Règne de Dieu dans le monde, pour sa gloire et pour que sa volonté d'Amour se réalise... Pour que son plan d'Amour aboutisse. Ma vocation n'est pas d'être réservée à un secret échange d'amour avec mon Seigneur, ni de seule sanctification pure. »La main de Dieu,  Pâques 1986« Lorsque l'on parle d'une vocation pour une mission, il faut comprendre que celle-ci vient de bien plus loin que soi, de bien plus grand que soi afin d'aller beaucoup plus loin que soi. Cependant elle doit passer à travers soi, le temps de lui faire prendre vie dans la fidélité de ce qu'elle est. »Lancement d'année 1983Prions en…

Continuer la lectureVivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot

Vivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot

Ensemble, vivons un chemin d’intimité avec le Seigneur, une conversion à l’amour pour que l’Esprit du Christ prenne vie en nous et que notre vie devienne vraiment fraternelle.  4e Semaine de Carême « La prière c'est le temps sacré des accordailles d'Amour : la nouvelle alliance de l'Être à l'être ... » Mettons-nous à l'écoute de la Parole :« Si quelqu'un m'aime, il observera ma parole, et nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure. » Jean 14, 23 Dieu seul peut se donner Après un long plafonnement dans l'obscurité et dans la soif, j'avais atteint mes limites. Les limites de ce qu'on peut atteindre par ses propres forces et par son propre amour, si grand soit-il.Ma voie jusqu'ici : monter. C'est-à-dire tension vers la perfection par un effort personnel de volonté et d'amour.Route sans issue sur l'infini. Je suis au centre de ma recherche.J'ai soif de sainteté et ne l'atteindrai jamais par ce chemin-là. J'étais stoppée, arrêtée devant la porte du mystère de Dieu.Découverte du chemin de sainteté : monter, c'est descendre.Tout ce qui est du Christ est paradoxe pour notre logique humaine. Il fallait renverser la vapeur, basculer sur l'autre versant. Nous ne trouverons pas Dieu au terme d'un dur combat pour l'atteindre et pour l'acquérir.Dieu seul peut se donner. Nous ne pouvons que nous laisser prendre, envahir par lui. Et pour cela, lui faire la place, nous démettre de nous-même, afin qu’Il puisse s'y établir à demeure.Changement total de perspective spirituelle : il ne s'agit plus de tension, mais d'abandon... de combat, mais de consentement... d'édifier peu à peu sa perfection, mais de conformer sa volonté à la sienne : or la volonté de Dieu, c'est le Christ vivant, l'Amour incarné.Je sais maintenant que la perfection est le fruit de notre effort avec la grâce de Dieu, mais que la sainteté est l’œuvre de Dieu en nous avec notre consentement. »Marguerite Hoppenot, 1950. Prier, c'est aimer « Au début, j'ai eu peur du chemin ; aujourd'hui je suis dans la paix. Dieu m'a montré le but ; je crois que j'ai dit oui du fond de ma faiblesse.Alors je ne regarde ni en arrière ni en avant ; je regarde seulement l'endroit où il faut que je mette le pas, jour après jour, confiante de pouvoir marcher toujours, puisqu'au moment où j'ai dit oui, Dieu m'a prise par la main comme son enfant et que j'ai…

Continuer la lectureVivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot

Vivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot  

Ensemble, vivons un chemin d’intimité avec le Seigneur, une conversion à l’amour pour que l’Esprit du Christ prenne vie en nous et que notre vie devienne vraiment fraternelle.  3e Semaine de Carême « La prière est d'abord une écoute de Dieu vivant dans ton cœur » Mettons-nous à l'écoute de la Parole :« … sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Jean 15, 5 « Tout sur le Christ... Tout miser sur Lui ... » 1957 « Je suis la porte. » Jean 10, 9 Si vous n'incarnez pas l'amour à ma suite, vous ne pouvez rien faire. Vous ne pouvez pas être artisan du Royaume de Dieu dans le monde, la fraternité universelle, la civilisation de l'amour.« Je suis la porte.»L'amour est la porte d'entrée du chemin.Jésus-Christ est le chemin qui conduit au Royaume fraternel des hommes.La porte est étroite qui y conduit... Elle est étroite en effet, parce que l'amour n'habite que les pauvres de soi... ceux qui ont consenti à perdre leur "moi-centre", leur "égocentrisme" pour faire place à l'amour. Dieu est Amour. C'est le "qui perd gagne".Consentir à se perdre, à perdre son "ego" pour trouver : l'amour, la paix, la joie...Le "oui" de Marie est l'unique secret de l'accès à cette "porte ouverte"...Marguerite Hoppenot 1990. Prier c’est aimer "Epheta", ouvre-toi, accepte de ne jamais perdre la toute petite clé, qui ouvre tous les secrets de cette nouvelle naissance : la pauvreté de soi. C'est cette toute petite clé du Royaume, qui opère la transparence du cœur et fait pressentir alors les promesses du soleil de midi.  « Pour vivre la pauvreté de soi [condition de l'amour], il faut connaître la parcelle divine en soi, qui est la source de l'infini, et mon "moi" qui est la source de mes limites. C'est la croissance de l'amour en nous qui fait mourir notre moi-centre...L'amour c'est la présence divine en notre cœur, car Dieu est Amour. »Marguerite Hoppenot 1987  Laissons-nous interroger par l'appel du Christ :- Veux-tu re-choisir, aujourd'hui, l'Amour comme chemin de ta vie ?« Je suis le chemin, la vérité et la vie. » Jean 14,6

Continuer la lectureVivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot  

Vivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot

Ensemble, vivons un chemin d’intimité avec le Seigneur, une conversion à l’amour, pour que l’Esprit du Christ prenne vie en nous et que notre vie devienne vraiment fraternelle. 2e Semaine de Carême« La prière est une permanente accordaille d’amour à Celui que nous nommons Dieu qui est amour, lumière, communion, vie ! » Faisons silence et mettons-nous à l'écoute de la Parole : « Mon fils, donne-moi ton cœur et que tes yeux s'appliquent à suivre mes voies. » Prov. 23, 26. « Tout part du cœur de l'homme, de son être, porteur d'un germe de vie divine. »Transformation du cœur de l’homme Choisir un autre ordre de démesure, celui de l’intériorité, non plus dans l’ordre quantitatif de l’agir, mais dans l’ordre qualitatif de l’être, et de l’être Amour, secret de toute communion.L’ordre de la vie « Je suis la Vie. »Face aux problèmes du monde, on a tout essayé, armes offensives et défensives, même la « guerre des étoiles », arme défensive absolue, considérée elle-même comme cause de guerre …Le cœur de l’homme, la transformation du cœur de l’homme par l’Esprit de Dieu, l’Esprit d’Amour, est le secret de l’atome agrégateur des hommes, du Royaume fraternel des hommes, face à l’atome désagrégateur découvert par les hommes.Il s’agit de conversion permanente par la transformation de notre être profond, habité par ce germe d’amour en notre cœur, cette étincelle de l’Esprit, dont nous sommes le temple - ceci afin de nous laisser « christianiser » en vérité, afin de devenir « christianisant ».Présence de Christ… si peu que ce soit, sa transparence.Mystère inépuisable de la Nouvelle Alliance ! et cependant d’une essentielle simplicité qui nous appelle désormais, non plus seulement à une obéissance à la loi, mais à des « accordailles » d’amour avec Jésus-Christ. Nous découvrons dans l’émerveillement, que c’est en nous « accordant » sans cesse à Jésus-Christ qui est Amour, que nous nous « accordons » toujours davantage les uns aux autres.Marguerite Hoppenot, 1985. Prier, c’est aimer“Présence de Christ… si peu que ce soit, sa transparence.”  Aujourd’hui, puis-je discerner les obstacles qui entravent l’ouverture, la conversion de mon cœur pour des accordailles d’amour ? Quelle fidélité suis-je appelé(e) à vivre afin de contribuer à faire advenir, si peu que ce soit, cette présence d'amour dans le monde ? En toute liberté, prions :Seigneur, vivant en chacun,parle à mon cœur,en ce temps de vie des profondeurs,que j’ai décidé de te consacrer chaque jour.Oui, Seigneur parle…

Continuer la lectureVivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot

Vivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot

Ensemble, vivons un chemin d’intimité avec le Seigneur, une conversion à l’amour pour que l’Esprit du Christ prenne vie en nous et que notre vie devienne vraiment fraternelle.1re Semaine de Carême« La prière n'est-elle pas une conversation avec son Père, un temps et un lieu d'intimité avec Dieu... »  Faisons silence et mettons-nous à l’écoute de la Parole :« Je te séduirai et je te parlerai au cœur… » Osée 2.16 Sur la conversionSe convertir, est-ce seulement changer peu à peu sa mentalité ? Est-ce modifier progressivement sa manière d’agir en conformité avec une morale type ? Est-ce poser des actes de religion ? Est-ce pratiquer un culte rendu à un Dieu extérieur à l’homme et appelant hommage, sacrifice et soumission absolue ?Ou bien se convertir, est-ce avoir reconnu Celui qui est la source de sa vie, le principe vivant et l’accomplissement final de son être, et se laisser saisir par lui du dedans afin que s’ouvrant peu à peu au mystère divin qui, en puissance, habite déjà tout homme, il retourne progressivement son cœur ?Retourner son cœur, c’est le décentrer de son ‘moi’ – ce centre naturel hélas si puissamment attractif – pour l’orienter vers un ‘au-delà de soi’ devenant son centre surnaturel. Ce retournement du cœur – qui nous ordonne à l’amour – secret de toute vie de société, introduit notre être dans une sorte de gravitation universelle, ce mouvement combien significatif d’attraction et de communion pour lequel il est fait et auquel nul ne peut échapper sous peine d’être ‘perdu’.Être sauvé, n’est-ce pas échapper enfin à la mortelle prison de son ‘moi’ ?Pour chacun de nous, être sauvé par l’amour, n’est-ce pas, à la suite de Jésus-Christ, sauver une parcelle d’amour incarné dans le monde ?Marguerite Hoppenot 1967 « Prier c'est aimer »Dieu interpelle notre fidélité à travers ce que nous vivons :  Chaque jour, puis-je oeuvrer à ce retournement de mon cœur pour y accuellir la source d'Amour ?

Continuer la lectureVivre un temps de Carême avec Marguerite Hoppenot